Si la maternité du centre hospitalier poursuit son activité obstétrique au-delà de la fin du présent mois de décembre, je serai le premier à saluer l’évènement. Parce que jusqu’à aujourd’hui j’étais très sceptique sur cette heureuse issue. Et je le reste, malgré les annonces empreintes d’optimisme faite aujourd’hui par Robert Bareille sur le site internet de La République.
De quoi s’agit-il ? La municipalité tenait hier soir (avant l’orage) une réunion plénière consacrée à un point d’étape sur le travail du chasseur de têtes auquel a été confié la recherche des 5 obstétriciens et des 5 pédiatres demandés par l’Agence régionale de santé (l’ARS). Et si l’on considère les informations données aux élus à cette occasion, si l’on en croit Robert Bareille, cité par le quotidien : « « un nombre suffisant » de praticiens serait en passe d’être trouvé très prochainement ». Un peu plus bas dans l’article, l’élu tempère toutefois cet élan d’optimisme : « Soyons clairs : à ce jour, on y est pas encore, mais tous les indicateurs sont au vert. On va y arriver ! ».
À l’évidence, tous les conseillers municipaux présents n’ont pas assisté à la même réunion. Certains d’entre eux sont sortis de séance avec le sentiment que l’on était même encore très loin du compte. Ils ont retenu que, si les contacts ont été multipliés (mais un contact ne vaut pas déclaration d’intérêt), seuls deux obstétriciens et un pédiatre auraient marqué à ce jour un intérêt sérieux. Ce qui ne vaut pas davantage engagement de leur part. D’autant que, si elles se concrétisent, ces candidatures devront obtenir l’aval de l’hôpital de Pau. 2 + 1 contre 5 + 5, l’ARS risque de trouver la chasse un peu maigre.
De toute façon, même Robert Bareille sait qu’on n’arrivera pas à cette barre de 5 + 5. Mais il garde espoir de convaincre l’ARS d’accepter un nombre de praticiens suffisant pour le fonctionnement de la seule maternité d’Oloron (3 + 3 ?).
Rien n’est donc fait. La République nous apprend que le maire tiendra demain sa conférence de presse de rentrée. S’il est interrogé sur le sujet (comment ne le serait-il pas ?), j’attends avec impatience les précisions qu’il nous apportera. Et j’invite chacun d’entre nous, quel que soit notre souhait de réussite de cette tentative de sauvetage, à prendre toutes les informations qui nous seront livrées à cette occasion avec beaucoup de circonspection. Surtout si elles versent dans un optimisme qui n’est pas encore de mise. Mais rendons cette justice au maire : si l’optimisme est chez lui la plupart du temps une seconde nature, jusqu’à présent il s’est toujours bien gardé d’en faire preuve de façon exagérée sur ce dossier.
Nota : dans l’onglet « Dossiers » placés en haut de page, les lectrices et lecteurs intéressés pourront trouver les liens vers tous les articles du blog consacrés au devenir du centre hospitalier